Orne - Rabodanges, enfin!

Après deux annulations cette année, on avait finit par douter pouvoir aller sur l'Orne en 2011.

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Heureusement la denière date au calendrier castor pour cette rivière a été la bonne, avec 5 vaillants castors au rendez-vous pour descendre cette belle rivière, sans doute la plus belle de Normandie avec sa voisine la Rouvre.

Au final, deux excellentes descentes pour les jeunes castors, qui ont tous franchi la fameuse "pierre plate" à 3 reprises, en duo et en mono. belles navigation pour tous, quasiment un "sans faute" si on exclut les quelques péripéties de fin de journée , pour lesquelles nous laissons la parole à notre envoyée spéciale sur place, Jeanne C, qui nous en fait ci-dessous un récit détaillé

(toutes les photos dispo ici

Péripéties d'un dimanche castor à Rabodanges

(par Jeanne)

 Vincent nous demanda de nous arrêter et d'attendre pour pouvoir nous prendre en photo (avec l'appareil étanche de Pauline, qu'elle a eu a Noël,).

Lucas et Charles dans le K2 passent trop tôt, Vincent loupe le coche et se bouscule dans la flotte (un peu froide mais pas trop) pour essayer tout de même d'avoir un cliché. Je descends, nickol creme, je rejoins les gars dans le contre-courant. Au tour de Pauline, et là.. la misère commence ! (lire la suite....)

SAM_1142_2_SmallSAM_1143_SmallSuivant la rivière avec de bons coups de pagaie dans son bateau ou elle est un peu mal à l'aise avec les calages, pendant ce temps Vincent se tient prêt à prendre cette dernière en photo, elle croise quelques cailloux où elle ne se crochera pas dessus.. et pourtant ! Au moment où elle fit le stop que notre photographe lui avait demandé de faire dans le contre d'un caillou placé au milieu de la rivière, Pauline se retrouva en appui, qui se transforma rapidement en dessalage intempestif, son bateau suivant le courant, seul. Tandis que cette fraîche nageuse rejoignit la rive et que Vincent était remonté dans son Jackson orange couleur castors, Lucas, Charles et moi-même étions déjà à la poursuite de ce kayak ! Chacun notre tour nous tenions celui-ci, rempli d'eau et partant à la dezaille, tant bien que mal. Mais le pire restait à venir ! la rivière commençait à reprendre petit à petit plus d'agitation. Pendant ce temps-là, Pauline longeait les bords, traversant les ronces qui lui montaient jusqu'au mollet, qui étaient bien recouverts, car cette dernière a rempli sa garde-robe kayakiste et a désormais un pantalon qui lui protégeait les mollets de toutes ces petites griffures, qu'elle aura récupéré sur les mains. Le bateau se coinça quelques secondes dans un petit rouleau, faisant remonter à la surface un tronc d'arbre. Ce tronc qui avait été récemment abattu pour laisser naviguer tranquillement les kayakistes lors de lâchers tels que le 13, flottait devant Charles et Lucas et me suivait. Ces deux derniers, après s'être défaits d'une cravate auprès de ce fameux flotteur tueur, et ayant pour cause lâché le bateau de Pauline qui longeait encore le rivage, je le pris et fut rattrapé par ce tronc qui me retourna malgré les préventions de 2 secondes à l'avance de Charles, mon kayak et moi-même. Pendant que le DD me passait sur la tête, le kayak de Pauline continuait sa route. Je ne sais comment le Duo du dynamic s’est retrouvé dans la même situation que Pauline et moi. Apres avoir récupéré au passage la pagaie de Lucas, je me suis posté sur un caillou au beau milieu de l'Orne tandis que Vincent vit l'ampleur des dégâts : 2 Kayaks, le DD, 1 pagaie et 3 kayakistes a l'eau !

SAM_1144_SmallApres avoir récupéré la pagaie de Charles, qu'il avait du lâcher, qui encombrait Vincent, et après lui avoir dit en 3 secondes que par solidarité Castors on était tous a la baille, celui-ci partit à la conquête des bateaux qui suivaient le courant.

Le lacher d'eau était fermé depuis 20 minutes environ lorsque je vis Pauline, avec son allure de guerrière revenant du front ou elle aurait passé 3 ans à manger des rats, sortir d'entre 2 arbres, il fallait maintenant traverser la rivière pour pouvoir rejoindre ma douce coéquipière qui avait un mal au fessier gauche. Apres moult cailloux, 3 pagaies a la main je reussis 15 m plus bat a choper une branche et me hisser sur une berge. Pendant ce temps, Vincent était en sauvetagation de bateaux. Quelques bon mètres sont passés avant qu'on ait rejoint le sauveur de nos deux Kayaks. Au même moment j'ai pu voir avec stupeur et fierté le terrain de cross ensanglanté que j'avais sur les jambes. Une fois le sourire aux lèvres et remonté sur l'eau, nous voilà repartis avec bonne humeur et fraicheur de vivre !SAM_1153_Small

Bien sûr.. les problèmes n'arrivent jamais seul. Une fois les castors changés, les bateaux sanglés et les 3 clandestins de Brionne montés dans le camion, nous voilà sur la route, au chaud. A l'avant du véhicule, nous n'entendions rien, mais paraît-il qu'à l'arrière, un bruit suspect avais surpris Charles. Ce n'est bien sûr qu'une fois arrivé au lac où le camion de nos passagers était garé que l'on put découvrir la roue de la remorque droite complétement brouillée. Sortant le matériel fait pour ce genre d'incident, Vincent, toujours en mode sauveur; s'aperçut que la clef n'était pas de la bonne taille. Du fait, Charles, Lucas, Pauline et moi, nous lancions a la recherche d'une clef un dimanche à Rabodanges. Au moment où j'appuie sur la sonnette de cette maison qui semblait vivante, et où cette dame qui m'ouvrit me dit qu'elle ne parlait pas français, quelqu'un m'appelait, Vincent nous disant que c'est bon. Apres quelques efforts pour changer cette roue, nous voici donc, totalement brisés soit dit en passant, mais contents de notre journée.. du fait, bien sympathique !

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